Archives novembre 2017

Enfin un accord AES non cadre

La CFDT Apprentis d’Auteuil a enfin signé en décembre 2018,  l’accord pour la famille de métiers A.E.S. Cet accord attendu par les salariés sera applicable en septembre 2019 suivant un calendrier de déploiement. En effet, la négociation avait été suspendue suite au refus des organisations syndicales concernant les propositions sur le salaire au mérite et une flexibilité non-cadrée du temps de travail.
La CFDT Apprentis Auteuil s’est engagée pour qu’il n’y ait aucune perte de salaire.
Les élus CFDT sont là pour vous accompagner lors des entretiens et aider à un repositionnement correct dans votre métier et une juste reconnaissance salariale.
Les entretiens se dérouleront au cours du 1er semestre 2019. Contactez vos élus CFDT pour qu’ils vous accompagnent.
> Télécharger le communiqué de la délégation CFDT


NAO 2018

La Direction Générale et les Organisations Syndicales ont conclu l’accord Négociation Annuelle Obligatoire 2018 sur les mesures suivantes ;

  • Une Augmentation Générale des salaires de 0.7%.
  • Une augmentation solidaire de 2 points d’indice jusqu’à l’indice 297 et de 1 point d’indice pour les indices compris entre 298 et 350,
  • La revalorisation du nombre de jours de récupération pour le travail de nuit : 1 jour de récupération en plus (soit 3 jours/an au lieu de 2 actuellement) pour les travailleurs de nuit FENC ou AES ayant 50 ans et plus et au moins un an d’ancienneté,
  • Revalorisation de la prime de remplacement inopiné appliquée à la FENC qui s’élèvera à 30 € au lieu de 18 € actuellement,
  • Ajout d’un congé pour événement familial en cas de décès d’un petit enfant : 2 jours pour les grands-parents.Ces revalorisations seront applicables rétroactivement au 1er juin 2018.

La délégation CFDT souligne que la Fondation Apprentis d’Auteuil est cette année dans une logique d’amélioration salariale contrairement aux autres secteurs du champ social, même si ces améliorations restent modérées.
En conséquence, la CFDT a signé la Négociation Annuelle Obligatoire 2018
> Télécharger le tract sur la NAO


Accords sur les Restructurations et la Gestion Active de l’Emploi

Le 4 décembre 2017 la CFDT a signé les accords sur l’Accompagnement des Restructurations et la Gestion Active de l’Emploi (GAE).

Cet accord est en vigueur jusqu’à fin 2019.

Les difficultés rencontrées en région pour la mise en œuvre des restructurations et l’application des accords restructurations et G.A.E. signés par la CFDT ont nécessité de prendre le temps nécessaire pour reprendre de manière approfondie la négociation

La CFDT - des Choix, des Actes

Les changements de ces accords portent sur :
– L’effectif impacté passe de 600 à 450 salariés,
– Les critères d’ordre de licenciement prennent mieux en compte les personnes les plus en fragilité vis à vis d’un retour à l’emploi ;
— Les parents isolés,
— Les personnes en Affection Longue Durée reconnue par la sécurité sociale,
— Les salariés n’ayant pas bénéficié d’un 1er niveau de qualification correspondant à un poste occupé pendant 4 ans,
– Majoration à 9 mois du congé de reclassement pour les parents isolés et des personnes porteurs(euses) d’une affection longue durée exonérante,
– Les élus auront une information préalable leur permettant de mieux influer sur les scénarios de la direction, et d’être force de proposition,
– La clarification pour la prise en compte des distances et des temps de trajets à appliquer en cas de mobilité augmentant de manière substantielle la distance domicile – travail,
– Les représentants du personnel de la commission de suivi sont associés au cahier des charges du cabinet de reclassement,
– Des avantages complémentaires ont été apportés dans l’aide à la création ou la reprise d’activité (création d’entreprise),
– Le plafond pour les formations qualifiantes au titre du reclassement externe a été porté à 8000€. De même, a été ajouté une prise en charge plafonnée à 4000€ pour une formation d’adaptation,
– La prise en charge des formations dans le cadre de la GAE sera financée à hauteur de 5000€ si le projet du salarié est égal ou supérieur à ce montant – Hors prime d’indemnité de licenciement mais avec utilisation du CPF,
– La présence à la commission de suivi local du cabinet de reclassement, de la DIRECCTE et de Pôle Emploi. En outre, les compte-rendus seront systématiquement transmis à la DIRECCTE, au CER et la commission de suivi nationale pour garantir l’application et le respect des accords !

Nous rappelons à ce titre qu’un accord n’empêche en rien un salarié de recourir aux prud’hommes s’il estime ne pas avoir été traité équitablement. La CFDT pourra soutenir toute personne syndiquée dans cette démarche.


[AUDAUX] Une restructuration difficile et douloureuse pour les salariés

Le 14 septembre 2017, 99% des personnels des établissements Sainte-Bernadette d’Apprenti d’Auteuil situés à Audaux dans le département des Pyrénées-Atlantiques (64) étaient en grève pour dénoncer la suppression de 34 postes dans le cadre du plan de restructuration prévu par la direction.

Le plan de restructuration prévoit la délocalisation d’une partie de l’activité à Pau (collège, internat et internat relais) et la fermeture du reste du site (lycée professionnel, accueil ASE et MNA) installé au château d’Auraux depuis plus de 70 ans. Il s’accompagne d’une quarantaine de licenciements en 2 phases, janvier 2018 puis septembre 2018.

Pour s’élever contre le nombre impressionnant de licenciements annoncés, la CFDT a réussi à mobiliser toute la section syndicale. Mais cette grève à l’initiative des personnels était soutenue par une intersyndicale (CFDT-CFTC-FO-UNSA). Ce mouvement a été organisé à l’occasion de la venue des Délégués syndicaux centraux (CFDT et FO) sur le site, dans le cadre de la commission de suivi de l’accord sur les restructurations. Les maires des communes concernées, des conseillers départementaux, des conseillers régionaux, sénateur, le député de la circonscription, étaient présents ce 14 septembre aux côtés des salariés et enseignants mobilisés.

Lors de cette journée de mobilisation, les élus CFDT ont dénoncé le manque crucial d’accompagnement, un climat et des conditions de travail fortement dégradés, l’absence totale de dialogue social et la perte de confiance.

publié dans Syndicalisme Hebdo (Fep CFDT) N°3615 du 9 novembre 2017